samedi 28 mars 2009

À ceux à qui je n'ai pas pu téléphoner

Oui, j'avoue que c'est un peu plate d'apprendre une telle nouvelle sur un blogue ou par facebook, mais je n'ai malheureusement pas tous vos numéros de téléphone. Voilà, je suis désormais fiancée :)

Vous pouvez imaginer que je suis très heureuse et ceux qui connaissent Arthur savent que j'ai bien fait de dire "oui".

samedi 14 mars 2009

Oui, ils ont IKEA en Pologne!

J'ai trouvé un appart lundi il y a deux semaines et je suis déménagée depuis lundi dernier dans mon sympathique 1 1/2 tout propre et rénové. Il y avait tout sauf les accessoires de cuisine alors on a dû aller passer un après-midi chez IKEA pour acheter ustensiles, chaudrons, verres, assiettes, épluche-carottes, etc. Comme nous n'avons pas de voiture, nous avons dû faire le voyage en autobus et rapporter le tout dans nos gros sacs à dos. Nous avions l'air de deux gitans à la recherche d'un nouveau campement.

Comme vous le voyez sur les photos, l'appartement a été rénové avec goût et il y a beaucoup d'espace de rangement. J'ai même un lave-vaisselle :) Pas de coloc, pas de berger allemand épileptique, pas de miettes de viande à chien qui pourrissent sur le comptoir! Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes :)



Cuisine



Fenêtre (au sud), plante et bibliothèque


immense garde-robe


petite douche


lavabo et laveuse

samedi 28 février 2009

Les vieux moustachus et leurs chiens bâtards

Une nouvelle civilisation est en train de naître sur mon mur. Je dois m'échapper avant qu'elle n'envahisse davantage de mon territoire. Je cherche un appartement depuis la mi-janvier, mais je n'ai pas eu de chance jusqu'à date. J'en avais trouvé un il y a 3 semaines, un petit deux et demi bien sympathique juste en arrière de l'école. Se rendre au travail en deux minutes à pied: le rêve quoi. Mais bon, en plus de perdre cet appart, j'ai perdu une partie de ma foi en l'humanité. Les locataires, 3 filles un peu plus jeunes que moi, irresponsables et hystériques, ont décidé la semaine dernière qu'elles ne déménageaient plus. Ça me laisse 2 semaines pour trouver un endroit où habiter, parce que j'ai déjà averti mon propriétaire que je partais à la mi-mars et que je veux m'éloigner au plus sacrant de la moisissure et du gros chien stupide qui jappe après son ombre.

Laissez-moi vous décrire le processus de recherche d'appartement dans la capitale polonaise. Premièrement, presque la moitié des annonces passent par des agences qui veulent te faire payer pour visiter l'appartement ou bien qui ont l'intention de prendre la moitié d'un mois de location comme commission si tu décides de louer l'appart. Donc au départ, si tu ne veux pas jeter ton argent par les fenêtres et encourager de telles pratiques, tu n'as accès qu'à 50% des options.

Les choses se compliquent aussi si, comme moi, tu cherches un appartement meublé. Pour faire une histoire courte, en 1989, lorsque le régime communiste tomba, les gens se sont mis à acheter des meubles de l'ouest sans trop se demander s'ils avaient du style ou pas. Afin de tester leur nouveau pouvoir d'achat, ils ont fait l'acquisition d'hideuses unités murales, de sofas oranges et ils ont couvert leurs planchers de tuiles beiges et brunes.

J'habite présentement dans un des premiers immeubles à avoir été reconstruit après la deuxième guerre mondiale. Les appartements de mon quartier étaient réservés aux membres du parti communiste. Mon présent propriétaire est probablement le fils de l'un d'entre eux et il doit être mort de rire en louant l'appartement pour lequel il n'a jamais payé. C'est pourquoi il ne s'est jamais forcé pour régler le problème de moisissure dans ma chambre et qu'il n'a pas changé les meubles depuis 1990.

Nous avons été visiter un appartement hier soir. La description semblait géniale, mais lorsque nous sommes arrivés sur place, ce n'était en fin de compte qu'une chambre de servants avec une toilette. L'appartement que nous avons été visiter cet après-midi était dans un trou tellement perdu que je me suis découragée juste en voyant le quartier, avant même de débarquer de l'autobus. On aurait dit un village en plein milieu de la ville, bordé de cours à scrap, de chantiers de construction et de petites maisons habitées par des vieux moustachus et leurs chiens bâtards.

J'en ai deux autres à visiter demain et lundi. Espérons que j'aurai plus de chance parce que le temps commence à presser.

Changeons de sujet. J'suis malade :( J'ai manqué trois jours de travail la semaine dernière à cause d'un virus à la gorge. Je plains mes remplaçants parce que mes élèves ont dû en profiter pour faire la fête! La laryngologue m'a prescrit des antibiotiques et je serai droguée pour les 10 prochains jours. Je ne me rappelle pas la dernière fois où j'ai dû prendre des médicaments. Je ne suis pas invincible il faut croire.

J'ai vu plein de docteurs différents au cours des deux dernières semaines. J'ai dû aller passer des tests parce que je travaille avec des enfants et le gouvernement polonais exige que ses professeurs soient en santé. Deux bonnes nouvelles: je suis en santé et j'ai de très bonnes assurances!

J'ai passé toute une batterie de tests, du dermatologue à l'audiologue en passant par l'optométriste. Le défi là-dedans, c'est que ce ne sont pas tous les médecins qui parlent anglais, et lorsqu'ils parlent anglais, c'est plutôt du "polish-inglish" que de l'anglais. Voici quelques citations et leurs traductions:

- "topless please" (please take off your shirt)
- "open your throat" (say aaaah)
- "you will back to me after 2 weeks" (please come back to see me in two weeks)

Comme je suis loin d'être éloquente en Polonais, aller chez le médecin fut une expérience un peu bizarre, mais Arthur était là pour traduire et me supporter moralement :)

Je vous laisse avec un vidéo d'une de mes chansons préférées. C'est un chant traditionnel serbe de la région du Kosovo. On pourrait traduire le titre en français par: "Un épais brouillard est tombé" Mardi prochain, je vais aller à ma première répétition avec la chorale du département d'études slaves à l'Université de Varsovie. Il paraît qu'on va chanter cette chanson :)

dimanche 25 janvier 2009

Varsovie-Budapest en quatre étapes


Un train de nuit se rend directement à Budapest à partir de Varsovie. Le coût du billet: 130$ CAD pour un voyage de 680 km. Il y a moyen de faire le même voyage sur le même train et de façon tout à fait légale pour environ la moitié du prix.

Première étape: acheter un billet jusqu'à la frontière Pologne/République Tchèque pour 20$ CAD. + Prendre le train.

Deuxième étape: un peu après la frontière tchèque, ne pas s'énerver et acheter un billet jusqu'à la frontière avec la Slovaquie pour 11$ CAD. Si vous n'avez pas prévu assez de couronnes Tchèques, laissez un petit pourboire en Euros à la personne qui vous contrôle. Ces gens aiment les Euros. Ils trouveront un moyen de contourner le système.

Troisième étape: Arrivés en Slovaquie, aux petites heures du matin, quelqu'un ouvrira la porte de votre compartiment en baragouinant quelque chose en Slovaque. Cette personne veut voir votre billet. Achetez un billet jusqu'à la frontière hongroise pour 30$ CAD.

Quatrième étape: Le soleil se lève sur la Hongrie. Un monsieur un peu pompette entre dans votre compartiment en brandissant une petite machine. Il parle une langue qui vous est aussi familière que le Swahili ou l'Abkhase. C'est du Hongrois. Comme vous n'avez pas prévu assez de Florins, donnez-lui ce qui vous avez ainsi qu'un petit pourboire en Euros. Les contrôleurs hongrois aussi aiment les Euros. Il ne vous émettera pas de billet jusqu'à Budapest, mais ils vous donnera un vieux billet slovaque qui traîne dans le fond de son sac. Vous devrez montrer rapidement votre faux billet en sortant du train, pour prouver que vous n'entrez pas en Hongrie sans avoir payé pour votre voyagement.

Nous avons passé trois jours à Budapest. Trois jours gris et pluvieux. Pas une percée de soleil. Un peu décevant, mais nous avons tout de même profité de notre séjour pour explorer la ville, visiter des musées et assister à quelques concerts. La photo que vous voyez au début de ce message est une vue de la cour intérieure chez nos hôtes. Nous avons été hébergés et très bien reçus par Ania et David, des amis de Varsovie qui habitent depuis peu à Budapest.


Nous avons été au musée appelé "La Maison de la Terreur" (Terror Haza). C'est un musée dédié aux victimes des deux régimes de "terreur" qui ont régné sur la Hongrie: le régime faciste d'entre deux guerres et le régime communiste. On peut y trouver beaucoup d'information (des feuillets explicatifs en Anglais sont disponibles dans presque toutes les pièces), mais j'ai eu l'impression d'en manquer beaucoup parce que tous les documents audio sont en Hongrois, mis à part quelques vidéos sous-titrés en Anglais. Ce musée a ouvert ses portes en 2002 et demeure l'objet de beaucoup de controverses. Pour faire une histoire courte: le parti présentement au pouvoir en Hongrie est le parti socialiste, descendant politique du parti des travailleurs qui fut au pouvoir de 1945 à 1989. Certaines personnes trouvent un peu ironique le fait que ce musée fut créé par un parti ayant un tel passé.

De trois soirées passées à Budapest, nous en avons passées deux à assister à des concerts. Il n'y a pas beaucoup de bon concerts à Varsovie alors nous en avons profité pour aller voir deux de nos artistes hongrois préférés. Mercredi soir, ce fut Lajkó Félix, un violoniste Serbo-hongrois qui jouait à la barque A38, un bateau-bar sur la rive du Danube. Je m'attendais à le voir avec un groupe complet alors je fus un peu déçue quand je vis qu'ils n'étaient que 2 sur scène. J'aime bien l'écouter sur disque, mais il est quelque peu monotone en spectacle. J'imagine que c'est plus intéressant quand il est accompagné de cuivres et de percussions. Pour ceux que ça intéresse: c'est lui qui joue le violon sur la chanson "Ernestine" de Noir Désir. Voici un extrait d'un de ses spectacles pour vous donner une idée:


Jeudi soir, nous sommes allées voir Kampec Dolores, un groupe qu'Arthur aime bien. Le concert fut agréable, mais sans plus. Pas de grande révélation. Par contre, le groupe qui jouait en deuxième partie, Zuboly, m'a vraiment plu et bien divertie. Voici leur instrumentation: saxophone, violon, cornemuse, contrebasse, gazou, tambour et beat-box humaine. Ces quatre musiciens reprennent et remixent des grand succès du rock des années 80-90 avec du folk hongrois et quelques envolées de hip-hop. Ils ont une approche très humoristique et même si je ne parle pas un mot de Hongrois (à part "bonjour", "merci" et "fromage"), j'ai passé la majeure partie de leur spectacle à rigoler. Allez voir le vidéo sur leur site internet: http://www.zuboly.com/cinematograf.html

J'aurais d'autres choses à dire sur Budapest, mais il se fait tard. Je peux conclure en disant que c'est l'une de mes villes préférées et que je pourrais y habiter si un jour je me tanne de Varsovie :)

mercredi 14 janvier 2009

De retour...

Mon dieu, mais cette interface m'est familière! Il me semble que j'ai déjà utilisé cette page dans un lointain passé. .. hmm, mais c'est quoi déjà? "Un blog", vous dites? Ah oui, un blog. Ça fait longtemps que je n'ai pas utilisé ce médium, pardonnez-moi. Voici mes excuses:

1. Depuis mon dernier article le 19 octobre dernier, j'ai été complètement submergée par mon travail. Un peu trop en fait.

2. Conséquemment, je n'ai pas été assez intelligente pour bien gérer mon temps et prendre quelques minutes pour moi. La vie sociale et les passe-temps en ont pris un coup et la fatigue l'a emporté.

3. Donc je ne me suis pas permis de prendre une demi-heure de mon temps quelques fois par mois pour écrire sur mon blog, même en sachant que ça me fait du bien de vous écrire et qu'il y a des gens qui sont contents de me lire.

4. Dernière raison: Arthur et moi avons développé une dépendance aux séries suivantes: Scrubs, The Office, Lost et The IT Crowd. Pas fière, pas fière...

Comme vous le savez probablement, nous sommes de retour à Varsovie après avoir passé les fêtes à Montréal. Famille, amis, bouffe, bière, vin et tempêtes de neige furent au rendez-vous pour les deux semaines que nous avons passées au Québec. Ça a vraiment fait du bien d'arrêter de travailler pour 2 semaines et j'ai très bien profité de mon séjour. Tout le monde a très rapidement accepté et adoré Arthur (ou Albert, selon ma grand-mère) et ma famille nous ont accueillis chaleureusement tout en nous nourrissant abondamment. D'après-moi, les gens au Québec pensent encore qu'on ne mange que des patates et du chou en Pologne et ils ont eu pitié de nous. Nous sommes revenus avec 2 kilos de beurre de pinottes (y'en a pas ici!), un gros pot de caramel et 2 cannes de sirop d'érable. Tragique sera le jour où l'on finira le tout. Va falloir retourner au Québec l'été prochain pour faire le plein.

Les "highlights" du temps des fêtes furent:

1. Ma grand-mère et sa tendance incontrôlable à taper les fesses d'Arthur (ou Albert)

2. La pâtisserie polonaise sur la rue Frontenac où l'on peut trouver beignes, saucisses, pierogi et plein de produits polonais que l'on a pu faire découvrir aux gens sans avoir à passer notre frigidaire aux douanes sans se faire prendre.

3. Avoir la chance de commencer une quatrième année de suite avec 30 personnes dans la salle de bains du château Rosemont.

4. Pouvoir "bitcher" les gens en polonais dans l'autobus sans que personne ne nous comprenne. (méchant, mais quand même satisfaisant :) )

5. Avoir accès à un nombre infini de librairies françaises et anglaises... et revenir avec des valises pleines de livres.

6. Et bien sûr avoir ma dose de famille et d'amis jusqu'à notre prochaine visite (ou la vôtre!).

Nous sommes revenus le 5 janvier et le 6, j'étais de retour au travail. Mais pas pour longtemps: dans 2 jours, ce sera les vacances d'hiver. Encore 2 semaines de congé! Nous planifions aller passer quelques jours à Budapest. Arthur a besoin de quelques livres pour sa maîtrise et veut essayer de raviver son hongrois qui est en train de se faire surpasser par son français. (mouahaha!)

En ce qui concerne le travail, c'est toujours assez rushant et stressant, mais je commence à m'habituer. J'ai réalisé que la clé était de bien gérer mon temps et je réussis depuis peu à avoir des soirées de congé pendant la semaine. Depuis Septembre, j'ai réussi à bâtir une bonne relation avec mes élèves, même s'ils ont parfois quelques côtés diaboliques, et j'adore travailler avec eux. Ils ont dix ans et pour moi c'est l'un des âges les plus intéressants. Ils ont plein de choses à dire et ils en savent déjà beaucoup sur divers sujets. La plupart sont extrêmement doués et c'est à la fois enrichissant et très gratifiant de travailler avec eux et de voir le résultat de mon travail. Je crois que j'en apprends autant qu'eux de mon côté, sinon même plus.

Le premier semestre est presque terminé et les bulletins sont remis. Les rencontres avec les parents sont des expériences quelque peu stressantes, mais celle que j'ai eue hier fut extrêmement rassurante. À la demande des parents, je vais probablement garder les mêmes élèves l'an prochain et leur enseigner la sixième année.

Pour les puristes parmi vous, je m'excuse pour les fautes d'orthographe et de grammaire. Je n'ai pas beaucoup écrit en français dernièrement. J'utilise mon français seulement pour enseigner à des enfants du primaire alors je commence à être rouillée. J'ai douté de mon vocabulaire maintes fois pendant l'écriture de ce texte et ce un peu plus difficile que d'habitude de formuler des phrases complètes. Conclusion: je devrais écrire plus souvent, je sais!





dimanche 19 octobre 2008

Nie rozumiem, ale wiem o co chodzi


Ma coloc avait shippé son chien chez sa mère à Cracovie au début du mois, mais elle vient de ramener la bestiole à la maison. Je déteste ce chien. Et la maîtresse commence à me taper royalement sur les nerfs aussi. Comment la décrire? Le meilleur mot serait: "vide". Vide parce qu'elle n'a rien d'intéressant à dire, vide parce qu'elle n'a pas de goût (musical, culinaire, vestimentaire, culturel, etc.) et vide parce qu'il y a un grand vide entre nous. Elle a cessé d'essayer de communiquer avec moi en anglais, à la fois par timidité et par paresse, et ne s'adresse à moi qu'en polonais. Je comprends beaucoup mieux cette langue après presque sept mois, mais je suis encore loin de pouvoir avoir une conversation de plus de 4 phrases. Je fais des efforts pour parler, mais je suis encore au stade où les gens me sourient gentiment comme à un enfant qui a fait un beau, beau dessin. "Wow, on va le mettre sur le frigidaire tout de suite!" Le titre de cet article signifie "je ne comprends pas, mais je sais où ça s'en va". Je peux suivre des conversations en Polonais, mais je suis loin de tout comprendre!

Oui, je sais, j'ai pas beaucoup écrit dernièrement. J'ai été très occupée et très stressée avec la rentrée et je me suis un peu oubliée. Je n'ai cessé de remettre à plus tard mes renvois d'e-mails, mes coups de téléphone, mes articles de blog, etc. C'est pas que je ne vous aime pas, j'ai juste besoin d'un peu de temps pour m'adapter à mon nouveau travail qui, je l'avoue, s'avère pas mal exigeant. Ne vous méprenez pas; j'aime toujours cette belle petite école et je prends du plus en plus plaisir à travailler avec mes élèves à mesure que j'apprends à les connaître. En passant: voici à quoi ressemble ma salle de classe :)














La photo au début de cet article a été prise dans un champ de citrouilles. Nous y avons été la semaine dernière avec les enfants et nous avons tous choisi une belle citrouille pour décorer à l'Halloween. Comme je n'ai pas vraiment de talent, je vais laisser les enfants sculpter les leurs. La mienne est déjà cruellement tranchée en morceaux et attend impatiemment d'être transformée en tarte. Demain sera son jour de gloire.

Les jours se suivent et se ressemblent. Je suis à l'école du lundi au vendredi de 7h45 à 16h, parfois plus tard. Le matin, je prends l'autobus 117 au coin de chez nous à 7h19. Il descend la rue Puławska, tourne sur Madalińskiego et puis sur Wołoska. Je descend à Woronicza. Dans le bus je croise la même bonne soeur à tous les jours. Je ne sais pas où elle va car je descend avant elle. Sur la rue Wołoska, il y a un type qui promène son berger allemand en lisant son journal, beau temps ou mauvais temps. Juste avant de descendre (il y a toujours un peu de traffic sur ce tronçon de la rue) j'ai le temps de regarder une dame avec un manteau rose lancer une balle à son yorkshire terrier. Il semble adorer.

Une fin de semaine de quatre jours s'en vient au début Novembre. J'ai hâte de décrocher un peu et de me changer les idées. Arthur et moi nous enlignons pour aller faire un tour dans les pays Baltes, plus précisément à Vilnius en Lithuanie et à Riga en Lettonie.

Agrandir le plan

En revenant de ce petit voyage, il va rester un mois avant que l'on traverse l'Atlantique pour passer les fêtes à Montréal. On a extrêmement hâte :)

dimanche 7 septembre 2008

Des grenouilles et des rats



En août 2007, l'idée d'aller passer un bout de temps en Pologne commençait à germer entre deux ou trois autres idées folles. Un an plus tard, me voilà dans la capitale polonaise à mener une vie qui me semble maintenant normale, avec ses petites routines et ses surprises. Parlant de surprise; je suis maintenant enseignante au primaire. J'ai été engagée il y a presque deux semaines par l'école primaire canadienne de Varsovie, une petite école privée pas trop loin de chez moi. Vous vous demandez peut-être qu'est-ce qu'une école canadienne fait à Varsovie? C'est une école dont une partie du curriculum fonctionne d'après le système scolaire de l'Alberta et l'autre partie selon le système polonais. Les élèves ont la moitié de leurs cours en anglais et l'autre en polonais. Ils apprennent aussi le français dès la pré-maternelle. La majeure partie des élèves sont polonais, mais il y a aussi plusieurs élèves internationaux. Bref, c'est une école unique et hautement intéressante!

Lors de mon entrevue, le 20 août dernier, je croyais appliquer pour un poste de prof de français à temps partiel, mais on m'a demandé si je me sentais capable d'enseigner la cinquième année à temps plein. J'ai bien sûr sauté sur l'occasion et commencé dès le lendemain à préparer la rentrée et à lire des tonnes d'articles sur la pédagogie. Ce fut une expérience assez stressante et épeurante, mais maintenant que la première semaine d'école est terminée et que j'ai rencontré mes élèves, je sais à quoi m'attendre et je suis très optimiste.

Je n'ai que 12 élèves dans ma classe. Un beau groupe; tous différents, mais tout de même charmants chacun à sa façon. J'ai le grand sportif fendant et son acolyte, le petit pas vite, la chialeuse, celle qui suit la chialeuse partout, la timide, etc. Et oui, je l'avoue, j'ai déjà mon chouchou; un petit rêveur au sens de l'humour très développé :)

Je leur enseigne la langue et la littérature anglaise, le français, les sciences (oui, les sciences!) et les sciences sociales. J'enseigne aussi le français en deuxième et troisième année. En deuxième année, j'ai un groupe de six élèves qui ne parlent presque pas anglais et l'un d'entre eux ne parle que géorgien. Un beau défi :) Mais pour le moment, je vais leur enseigner l'anglais jusqu'à ce qu'ils atteignent un niveau acceptable et qu'ils puissent s'exprimer en utilisant des phrases complètes. À part de cela, mon autre groupe de deuxième années répond parfois à mes questions par "Ms. Annie, can you hug me?" et les troisième années ne comprennent toujours pas que je ne suis pas Française câ*&/?(/e* :)

Voici mon "best of" des citations de la semaine:

"Ms. Annie, do you like rats?"
"Do frogs have a waterproof butt?"
Sur un bout de papier: "You're the best French tea...." (how do you spell teacher?)

Bon, je vais avoir beaucoup de travail à faire dans les prochains mois, mais c'est tellement motivant que je suis heureuse de me lever le matin pour aller travailler. Mes collègues sont super gentilles (toutes des filles) et m'aident beaucoup à m'adapter à ce nouvel environnement. Et avec ce nouveau travail, ça sera plus facile de dealer avec l'immigration: temps plein, assurances, vacances payées. En somme, si tout se passe bien je vais être une très heureuse Annie :)