Affichage des articles dont le libellé est Monténégro. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Monténégro. Afficher tous les articles

vendredi 9 mai 2008

Balkan road trip part 8: Le retour


Janek et son incroyable patience se sont assis ensemble au volant et ont entrepris la lourde tâche de nous ramener à Varsovie. Nous avons zigzagué une bonne partie de la nuit dans les étourdissantes routes du Monténégro et nous nous sommes arrêtés pour dormir pendant quelques heures en chemin. Certains sont restés dans l'auto, mais Arthur et moi avons sorti les sleeping bags et les matelas de sol. Faut profiter de toutes les occasions qui passent pour dormir à la belle étoile. Dernier déjeuner en plein-air dans une plaine nuageuse en Serbie et nous avons roulé jusqu'à Belgrade pour reconduire Noni, sauter dans la douche (quel soulagement!) et dormir encore un peu avant d'entreprendre les 1000 kilomètres qui nous séparaient de Varsovie.

Lundi le 5 mai aux petites heures du matin, nous traversions la frontière Serbie-Hongrie pour retourner officiellement dans l'espace Schengen. J'ai vécu le reste du trajet un peu comme si j'étais dans une autre dimension, à la fois un peu déçue que tout soit fini, mais tellement heureuse de l'avoir vécu! Nous sommes arrêtés pour dîner chez la famille de Jan dans les montagnes au sud de la Pologne et nous sommes arrivés à Varsovie vers 19h, fatigués, sales, heureux de pouvoir prendre une vraie douche, mais à la fois un peu nostalgiques des six dernières nuits passées dehors. 

Et me voilà donc de retour dans la capitale polonaise. Je commence à enseigner lundi matin et je déménage le samedi d'après dans mon nouvel appartement. Je pense que Varsovie m'aime bien. Je n'ai que de la chance ici depuis que je suis arrivée. Everyting seems to be falling into place. Yeah, everything.

Balkan road trip part 7: Monténégro

Avant d'en arriver à notre exploration du Monténégro, je voudrais revenir en Macédoine pour vous raconter une petite mésaventure qui s'est passée à Ohrid et que j'ai oublié de mentionner. Lorsque nous sommes revenus de notre longue marche dans la ville, nous avons constaté que notre pauvre Volvo n'était plus du tout où nous l'avions stationnée. Ahem... petit pincement au coeur, légère panique, on demande des informations à un policier qui gambadait joyeusement dans les environs, il passe un petit coup de téléphone et nous informe que notre véhicule a "peut-être" été remorqué jusqu'à un poste de police. Nous nous sommes donc entassés les cinq dans un taxi et, miracle, notre précieux bolide nous attendait dans le stationnement du commissariat du quartier, soupirant de désespoir à l'idée d'avoir perdu ses passagers et d'être abandonné là tout seul avec tous nos bagages. Après d'intenses retrouvailles et un petit billet glissé dans la main du gardien, nous nous en sommes sortis sans contravention, probablement parce que nous étions de beaux et innocents étrangers et que nous n'avions vraiment aucune idée que la rue où nous nous sommes stationnés allait voir passer les limousines des présidents des pays d'Europe centrale cet après-midi là. Pas question de mettre une vieille Volvo bleue dans leur champ de vision, quelle horreur!
Alors donc, retournons maintenant au Monténégro. Le soleil s'est levé sur notre petite colline, d'où nous pouvions aperçevoir d'un côté, la mer Adriatique et de l'autre, d'impressionnantes montagnes. Nous avons tout d'abord visité la ville de Bar, un petit paradis situé directement sur la côte, sous un soleil toujours aussi fort qu'en Macédoine.
À l'heure du dîner, j'ai vécu mon premier et dernier réel traumatisme du voyage, lorsque le cuisinier du restaurant où nous nous sommes arrêtés m'a obligée à finir mon assiette de cevab, kebab, whatever that's called (Arthur?). ok, quelques morceaux ça va, mais je ne sais toujours pas comment les gens là-bas font pour engloutir tout ça et se dire qu'ils ont pris on bon repas. J'aurais tué pour une salade.
D'après vous, quelle est la meilleure chose à faire quand on vient de manger une chose pareille? Un saut dans la mer Adriatique bien sûr! :) Sur le chemin entre Bar et Kotor, la prochaine ville sur notre itinéraire, nous avons déniché cet endroit presque désert (à part pour une plage nudiste, mais ça on s'en est rendu compte quand on était dans l'eau et qu'on pouvait observer le rivage de loin... de loin, heureusement.) Ah, c'était tellement génial! Je ne me souviens pas de la dernière fois que j'ai nagé dans la mer, ni de la dernière fois où je me suis sentie aussi légère. Y'en a pas d'problème quand tu flottes là-dedans! 
Il a bien fallu sortir de là et continuer notre route vers Kotor, ville située un peu plus au nord, au fond d'un grand Fjord. Ce fut le dernier arrêt sur notre itinéraire avant d'entreprendre le retour vers Varsovie et ce fut réellement une belle conclusion. Nous avons marché au hasard dans de vieilles rues bordées de pittoresques édifices, de terrasses et de palmiers. Et puis, pour ajouter à son charme, cette ville est remplie de chats! (Bon, les odeurs sont moins charmantes, mais ces petites bêtes sont tellement mignonnes...) Nous sommes ensuite montés tout en haut du château fort qui surplombe la ville et, croyez-moi, l'effort physique de grimper pendant presque une heure sur des escaliers en pierre à moitié démolis en vaut totalement la peine, surtout au coucher du soleil! Ce fut un moment extraordinaire :)

Descente vers la ville. Soleil couché. Dernier Burek. Petite bière. Quelques petites folies. Montés dans la voiture et mis le cap sur Belgrade.


jeudi 8 mai 2008

Balkan road trip part 6: Albanyiiiish!

Nous avons quitté la paradisiaque Ohrid en fin d'après-midi et nous nous sommes dirigés vers la frontière albanaise. Une fois arrivés dans le no man's land entre les deux pays, les très honnêtes douaniers ont essayé de nous sous-tirer de l'argent en nous faisant croire que Noni, en tant que Serbe, avait besoin d'un visa pour entrer dans le pays, ce qui est totalement faux. Ils ont tenté de soutenir leur argument à l'aide d'une feuille datant d'au moins 10 ans affichée sur un mur tout jauni dans leur petite cabane. Mais grâce à Arthur et à son argumentation infaillible, ces gros imbéciles se sont rendu compte qu'ils avaient affaire à des gens intelligents et informés. Tout de même, Noni et moi avons dû payer chacun 1 euro (?!) pour entrer dans le pays, tout en insistant pour ravoir notre change pour le billet de 5 euros que nous avons donné. Bienvenue en Albanie.
Une fois la frontière traversée, le paysage a changé drastiquement. Sur les 5-10 premiers kilomètres en entrant dans le pays, le sol est jonché de bunkers qui ont poussé comme des champignons pendant la guerre froide, dans un élan de terreur nucléaire. Les maisons sont à moitié construites, il y a de la poussière partout, des ânes en liberté sur l'autoroute et des vaches cachées dans les fossés. 
Mais je dois avouer que l'Albanie est remplie de paysages spectaculaires. Nous roulions dans les montagnes sur des routes parfois plus hautes que les sommets voisins. Nous nous sommes arrêtés quelques fois sur le bord de la route pour contempler les environs et pour acheter de l'huile d'olive fraîche (vendue dans des bouteilles de coke!?). Arrivés dans la capitale, Tirana, ville extrêmement sale et moche, nous avons tourné en rond pendant presque une heure avant de réussir à en sortir grâce à des directions obtenues par des gens parlant mi-anglais mi-albanais. Nous avions hâte d'arriver au Monténégro et de s'écraser dans nos sleeping bags en buvant une bonne tasse de thé. Ce que nous avons fait quelques heures plus tard, sur une colline près de la ville de Bar. Encore une fois dormi à la belle étoile sous un ciel sans le moindre nuage.



mercredi 7 mai 2008

Balkan road trip part 5 : Le réveil à Ohrid


Le meilleur côté de se trouver une place pour camper quand il fait noir, c’est d’avoir la surprise de découvrir le paysage où l’on s’est endormi le lendemain matin. La photo ci-dessus a été prise de mon sleeping bag. J’ai ouvert les yeux et j’avais devant moi le lac Ohrid et les montagnes enneigées de l’Albanie. Et dire que des gens paient une fortune pour trouver un hôtel avec une vue comme ça! Nous avons quitté notre colline pour aller déjeuner en ville et devinez ce qu’on a mangé? Des Bureks, bien sûr! Et à midi il fut temps pour une bonne bière locale dans un petit parc sous le chaud et malicieux soleil de Macédoine qui s’affairait à me donner de sacrées brûlures dont je suis encore en train de me remettre.


         Honnêtement, je n’avais jamais entendu parler d’Ohrid avant que Jan et Arthur me disent que cette ville était sur notre itinéraire, mais wow! Quelle ville! L’architecture est sublime et les rues en pente nous donnent des vues extraordinaires sur le grand lac bleu et les bateaux qui s’y promènent. 

 Dans l’après-midi, les courageux Polonais se sont aventurés dans l’eau qui semblait glaciale. J’ai passé mon tour, mais je me suis bien amusée à les voir patauger dans ce grandiose paysage. Après la baignade, il fut temps pour nous de décider quel chemin nous allions prendre pour nous rendre au Monténégro. Nous avions le choix de passer par le Kosovo ou bien par l’Albanie pour arriver près de la ville de Bar et y passer la nuit. Les deux options m’intriguaient et c’est l’Albanie qui l’a emporté. Le Kosovo sera pour une autre fois. Alors voilà, nous avons traversé l’Albanie et ça, ça mérite un nouveau chapitre!

mardi 6 mai 2008

Balkan road trip part 1 : Commençons par le commencement…

,

Depuis que j’ai rencontré Janek et Arthur, leur façon de voyager n’a cessé de m’intriguer : aller-retour Varsovie-Istanbul en cinq jours, trois semaines de camping en Mongolie, du pouce en Iran pour revenir en passant par le Turkménistan et un petit tour en Chine pour ne donner que quelques exemples. Et tout ça, ça se fait en évitant tout ce qui est hôtels et tout ce qui sent trop le touriste. Ils comptent sur l’accueil des gens du « hospitality club », qui, partout dans le monde, sont prêts à offrir une place chez eux à des voyageurs qui désirent voir du pays sans se ruiner. Et lorsqu’il ne leur est pas possible de trouver de telles personnes dans une ville, eh bien ils se dénichent un endroit pour monter leur tente dans un endroit pas trop passant.

Notre périple d’une semaine à travers les Balkans fut donc pour moi une excellente occasion d’expérimenter cette façon de voyager en compagnie de gens qui en ont l’habitude et qui de plus, connaissent très bien la région et les langues des pays que nous avons visités. Mon passeport, nouveau de cette année, qui n’était jusqu’à date marqué que d’une banale étampe reçue à Francfort avant de transférer pour Varsovie, a maintenant passé par la Hongrie, la Serbie, la Macédoine, l’Albanie et le Monténégro. Pendant une semaine, nous avons roulé dans cette région aux paysages surréels, montant et descendant d’impressionnantes montagnes en écoutant de la bonne musique dans la volvo bleue récemment acquise par Janek. Nous étions cinq : Jan, Arthur, leur amie Kasia, Noni (un ami de Belgrade) et moi. Donc, trois Polonais, un Serbe et une Canadienne dans la même voiture… on a laissé quelques douaniers perplexes, mais ce fut un succès total. J'ai décidé de vous relater nos aventures en plusieurs petites parties, pour vous rendre la lecture plus légère.